Les critères réglementaires sont fixés par :
l’arrêté du 6 mai 1996 relatif au contrôle de l’assainissement non collectif ;
la recommandation pour les systèmes individuels, d’après l’annexe II de la circulaire du 17 février 1997 relative aux systèmes d’assainissement de moins de 2 000 équivalents-habitants (EH).
Le rejet est conforme si :
les matières en suspension (MES) ne dépassent pas 30 milligrammes par litre ;
la demande biologique en oxygène sur 5 jours (DBO5) ne dépasse pas 40 milligrammes d’oxygène par litre ;
la demande chimique en oxygène (DCO) ne dépasse pas 120 milligrammes d’oxygène par litre.
Si on se préoccupe de l’impact du rejet sur l’environnement, on peut compléter par les analyses suivantes :
pH ;
conductivité électrique ;
turbidité ;
azote ammoniacal (NH4) ;
nitrates (N03) ;
nitrites (N02) ;
azote Kjeldahl (NK) ;
phosphore total (P) ;
phosphates (PO4).
Malheureusement, pour ces paramètres, il n’existe pas de critères réglementaires ou de recommandations qui aideraient à l’interprétation des résultats et, de plus, c’est une analyse coûteuse.
L’analyse bactériologique (dénombrements des Escherichia coli et des entérocoques) n’est pas justifiée dans la mesure où la phytoépuration ne porte que sur des eaux grises faiblement contaminées par des matières fécales. Elle n’aurait d’intérêt que pour en faire la preuve ou si l’eau était rejetée à proximité d’une zone de baignade.